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Le temps passé au sol : pourquoi l’heure qui suit une chute compte le plus

Dernière mise à jour : 20-août-2026 · Sources citées plus bas

Les chercheurs l’appellent le « long lie » — le séjour prolongé au sol : tomber, puis être incapable de se relever ou d’appeler à l’aide, parfois pendant des heures. Ce n’est souvent pas la chute qui est dangereuse. C’est le temps passé par terre. C’est la raison la mieux documentée d’avoir un système d’alerte médicale, alors voici ce que dit la recherche, calmement.

Les chutes, c’est fréquent à quel point chez les aînés canadiens?

Assez fréquent pour qu’on s’y prépare. L’Agence de la santé publique du Canada rapporte que de 20 à 30 % des aînés canadiens font une chute chaque année, et que les chutes sont la première cause d’hospitalisation pour blessure chez les personnes âgées (Seniors’ Falls in Canada, ASPC (rapport en anglais)). La plupart des chutes surviennent à la maison, pendant des activités ordinaires — pas sur la glace, et sans avoir rien fait d’imprudent.

Qu’est-ce qui se passe pendant un séjour prolongé au sol?

L’étude fondatrice a été publiée dans le British Medical Journal et portait sur des personnes âgées tombées à domicile (Wild, Nayak et Isaacs, BMJ, 1981). Elle a constaté que les personnes restées au sol une heure ou plus après une chute avaient des résultats nettement moins bons que celles secourues rapidement — dont une mortalité plus élevée dans les mois suivants — même quand la chute n’avait causé aucune blessure grave. Le temps au sol amène ses propres dommages : lésions de pression, déshydratation, hypothermie sur un plancher froid, dégradation musculaire, et une peur de tomber qui finit par rétrécir la vie d’une personne.

Les travaux plus récents confirment le portrait et ajoutent une vérité désagréable : beaucoup de gens qui tombent sont incapables de se relever seuls, même sans blessure. Rester au sol sans être trouvé n’a rien d’exceptionnel — c’est le résultat prévisible de vivre seul sans moyen d’appeler.

Pourquoi le téléphone ne règle-t-il pas le problème?

Parce que le téléphone est sur le comptoir et que vous êtes sur le plancher de la salle de bain. Après une vraie chute, on peut être étourdi, souffrant, ou incapable de ramper. Un bouton porté sur soi — médaillon, bracelet ou montre — élimine complètement le problème de la distance, et le détecteur de chute automatique couvre les chutes qui vous laissent incapable d’appuyer sur quoi que ce soit.

Qu’est-ce qui raccourcit vraiment le temps au sol?

  • Un moyen d’appeler à l’aide depuis le sol — un bouton surveillé, porté en tout temps, y compris sous la douche
  • Le détecteur de chute automatique pour les chutes qui vous assomment ou vous coincent un bras — en filet de sécurité, jamais en remplacement
  • Un plan de réponse — un voisin avec une clé, ou un boîtier à clé, pour que les secours entrent vite
  • La prévention — exercices de force et d’équilibre, révision de la médication, barres d’appui et éclairage; le rapport de l’ASPC détaille ce qui fonctionne

Ce qu’il faut en retenir, sans faire peur

Rien de tout ça n’est une raison de vivre plus petit. C’est le contraire : les aînés qui savent que l’aide est à un bouton de distance jardinent, voyagent et vivent seuls avec plus d’assurance, pas moins. L’objectif n’est pas d’empêcher toutes les chutes — personne ne peut promettre ça. C’est de faire en sorte qu’une chute vous coûte vingt minutes, et non une nuit sur le plancher et tout ce qui vient après. Voyez comment ça fonctionne, ou parlez-en avec une vraie personne : 1-888-923-0316.

Sources : Agence de la santé publique du Canada, « Seniors’ Falls in Canada: Second Report » (publié en anglais); Wild D., Nayak U.S., Isaacs B., « How dangerous are falls in old people at home? », British Medical Journal, 1981. Les affirmations de santé sur cette page portent sur une capacité : un système d’alerte médicale raccourcit le délai avant l’arrivée des secours; il n’empêche pas les chutes et ne garantit aucun résultat.